Aux Etats-Unis, le Parti républicain s’avance vers les élections de mi-mandat qui se tiendront en novembre avec un sérieux handicap : le rejet massif que suscite Donald Trump. De la décision funeste d’attaquer l’Iran au renoncement à toute forme d’éthique, en passant par l’obsession digne d’un potentat de laisser sa marque à Washington, le locataire de la Maison Blanche ne cesse d’attiser les critiques d’une forte majorité de ses concitoyens.

Traditionnellement, le parti qui occupe la présidence enregistre des revers à l’occasion des élections intermédiaires. Cette année encore, le contrôle de la Chambre des représentants et peut-être du Sénat est donc en jeu. Une déroute annoncerait la fin politique d’un président octogénaire et qui ne peut se représenter. C’est pour cette raison que Donald Trump a tout mis en œuvre pour limiter l’ampleur du vote sanction attendu, notamment en forçant les Etats dirigés par le Parti républicain à se lancer dans un charcutage électoral qui réduit la valeur démocratique du vote.

Le Parti démocrate est loin d’avoir partie gagnée, pour cette raison mais aussi du fait de ses propres faiblesses. Même si cette présidence abrasive et vociférante constitue un puissant adjuvant électoral, il continue d’afficher ses divisions. Les primaires qui viennent de se tenir dans le Michigan, un Etat-clé des élections de mi-mandat, en ont donné une illustration.