Sur la première affiche de sa campagne 2027, Marine le Pen a les bras en croix, tel le Christ ressuscité. Pour appuyer le trait, il est écrit "Renaissance", au cas où nous n’aurions pas compris toute la symbolique de la résurrection.

A tous ceux qui l’ont cru morte politiquement, voilà que la justice rend Marine Le Pen, en mesure de se présenter pour la quatrième fois à une élection présidentielle. Sauf qu’au moment même où le parti sort cette affiche, Marine Le Pen recule.

Le Christ aurait-il refusé l’obstacle, et d’aller se confronter, un 8 juillet à La Flèche, à quelques manifestants bruyants, une casserole dans une main, une grande cuillère dans l’autre ?

Malgré sa condamnation, Marine Le Pen est aujourd’hui nettement en tête des intentions de vote et fait figure de grande favorite de l’élection présidentielle.

Comme à son habitude, la candidate du RN a prévu de couper tout l'été. Mais elle nourrit quand même le secret espoir que se produise un miracle, l’oubli : que les Français oublient la condamnation, le détournement de fonds publics, La Flèche. Que les Français ne soient plus les même qu’en 2017, quand ils accueillaient François Fillon avec les mêmes casseroles et aux cris du slogan "Rends l’argent".