Le dimanche 3 avril 1960, un mathématicien réputé, Laurent Schwartz, monte à la tribune de la salle des fêtes d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et ouvre les travaux du congrès de fondation du Parti socialiste unifié, le PSU. Son choix n’a rien d’anodin. Ce qui l’a dicté n’est pas tant son statut d’intellectuel reconnu – l’homme enseigne à Polytechnique. Pour les 1 200 délégué·es présent·es, portant les mandats de 17 000 adhérent·es, il est d’abord le président du comité Audin – du nom de Maurice Audin, assistant de mathématiques à la faculté des sciences d’Alger, membre du Parti communiste algérien, arrêté, séquestré et assassiné par l’armée française en juin 1957.
Plongée dans la matrice anticolonialiste du PSU
Le Parti socialiste unifié se forge dans l’opposition à la guerre coloniale en Algérie. Sa création, en 1960, est précédée de dissidences socialistes, dans une moindre mesure communistes, et, surtout…







