Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Ouganda Ouganda Ouganda Alors que les autorités ougandaises s’apprêtaient à l’arrêter, le chanteur de raggamuffin a trouvé refuge à Washington, en mars. Pour « Le Monde », il revient sur sa cavale de deux mois et sur l’état de l’opposition dans le pays d’Afrique de l’Est. Article réservé aux abonnés Le béret rouge de révolutionnaire a cédé la place au costume bleu marine. En entamant sa nouvelle carrière politique, celle de leader de l’opposition ougandaise en exil, Bobi Wine a adapté son style à ses nouveaux interlocuteurs. Surnommé le « président du ghetto », le chanteur de reggae, habitué aux townships de Kampala, se trouve à Washington depuis le mois de mars. Depuis la capitale américaine, il déclare « poursuivre [sa] lutte pour l’Ouganda », dans un entretien au Monde. « J’ai fui aux Etats-Unis pour rester en vie, tout simplement », résume l’opposant de 44 ans – Robert Kyagulanyi Ssentamu de son vrai nom. Son combat politique contre Yoweri Kaguta Museveni, chef de l’Etat ougandais depuis 1986, était devenu trop périlleux à mener dans le pays d’Afrique de l’Est. A l’issue du scrutin présidentiel de janvier, ce dernier a décroché un septième mandat en obtenant 71,6 % des voix. Mais au moins 16 personnes sont mortes, selon Amnesty International. Des campagnes de répression, Bobi Wine en a connu plusieurs. Maintes fois arrêté et torturé au cours des dix dernières années, le charismatique chanteur de raggamuffin converti à la politique avait jusque-là toujours persévéré en dépit des menaces. « Cette fois, ma tête a été mise à prix par le fils du président, qui est aussi le chef d’état-major de l’armée », rappelle-t-il. L’extravagant général Muhoozi Kainerugaba, le fils de Yoweri Museveni, a fait de la capture du principal opposant une affaire personnelle, appelant, en janvier, à son arrestation « mort ou vif ». Sur son compte X, où il multiplie les déclarations outrancières, « Muhoozi » déclarait tantôt vouloir le « décapiter », tantôt le « castrer ». Il vous reste 77.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.