Dans une maison individuelle, le paradoxe solaire est bien connu : la production photovoltaïque atteint son apogée à la mi-journée, moment où les occupants sont souvent absents et la consommation au plus bas. Sans stockage, ce précieux surplus repart gratuitement sur le réseau public, forçant les propriétaires à racheter de l’électricité au prix fort une fois le soleil couché. C’est pour corriger ce décalage que les batteries résidentielles se démocratisent, et le test de la Jackery SolarVault 3 Pro Max révèle une solution qui veut simplifier à l’extrême cette équation énergétique.Ce marché de l’alimentation domestique solaire est dorénavant très disputé avec des acteurs d’envergure comme Zendure, EcoFlow ou Anker Solix. Pour se démarquer, Jackery mise sur une architecture hybride capable de séduire aussi bien les néophytes que les propriétaires d’installations de toiture déjà en place.Notre protocole de test & caractéristiquesPour évaluer la Jackery SolarVault 3 Pro Max en conditions réelles, nous l’avons intégrée pendant plusieurs semaines à notre installation domestique. Gestion du flux énergétique, réactivité de l’injection (limitée à 800 W), efficacité de la charge hybride (AC/DC) et simplicité de l’application : chaque paramètre a été passé au criblage pour mesurer son apport concret sur l’autoconsommation au quotidien.Voici le récapitulatif des caractéristiques techniques de la station testée :Un décalage temporel à lisserChez Jackery, les kits solaires se déclinent en trois versions : SolarVault 3 Pro, Pro 3 Max et 3 Pro AC. Cette dernière ne dispose pas de la connectique directe pour brancher des panneaux photovoltaïques et vient plutôt en complément d’une installation de panneaux solaires déjà existante pour le stockage énergétique uniquement. Les deux premières se différencient surtout par la puissance de sortie disponible : 1200 W pour la version Pro et 2500 W pour la version Max. C’est bien cette dernière qui est testée.Si vous disposez déjà de panneau solaire en auto-consommation, vous connaissez sans doute déjà le problème : la synchronicité entre l’énergie disponible et la demande. En effet, les panneaux solaires convertissent les photons en électricité principalement en milieu de journée lorsque la maison généralement vide… Bien sûr, vous pouvez toujours programmer vos lessives ou machines à laver sur ces périodes, mais globalement, c’est la période où “la maison” consomme le moins. Votre production excédentaire retourne dans le réseau public. À l’inverse, quand en soirée les personnes réinvestissent la maison, la production décline et s’arrête.C’est là qu’une batterie peut jouer un rôle “tampon” pour réguler la production et la consommation électrique. Grâce à celle-ci, vous stockez votre production électrique quand elle n’est pas utilisée et vous pouvez restituer de l’énergie en soirée lorsque le Soleil est déjà couché. Bref, c’est toute la souplesse d’utilisation que n’apportent pas de simples panneaux solaires.Le SolarVault 3 Pro Max de Jackery avec la batterie supplémentaire BP2500 se montent en quelques minutes. La “tête” intègre une batterie de 2,52 kWh pour stocker l’énergie convertie. RENAUD LABRACHERIE On branche et c’est prêt, mais il y a des éléments à prendre en compteContrairement aux systèmes industriels classiques imposant l’intervention lourde d’un électricien et des onduleurs hybrides coûteux, la SolarVault 3 Pro Max veut simplifier l’installation au maximum. Contrairement à d’autres types d’installation où l’intervention d’un électricien agréé est indispensable, la mise en œuvre du SolarVault 3 Pro Max se fait de manière totalement autonome. Dans sa version 3 Pro Max, le kit est livré en quatre parties : Une unité centrale ;Une batterie ;Un socle d’installation ;Un compteur de consommation connecté.L’unité centrale est “le cerveau” de l’installation. C’est une unité qui comprend les connecteurs pour relier les panneaux solaires. Pour cela, vous pouvez compter sur quatre entrées MPPT indépendantes, chacune pouvant recevoir jusqu’à 1 000 W de panneaux, soit 4 kW au total.Qu’est-ce qu’une prise MPPT ?Acronyme pour Maximum Power Point Tracking que l’on pourra traduire par suivi du point de puissance maximale en bon français, une prise MPPT n’est pas qu’un simple connecteur physique pour relier les panneaux photovoltaïques (PV) à l’onduleur. En effet, ces prises sont associées à une puce qui permet de mesurer les variations de production électrique. Le régulateur ajuste alors en temps réel la tension et l’intensité délivrées par vos panneaux solaires pour en extraire la puissance maximale. Dans un kit comme le Jackery SolarVault 3 Pro Max, cette prise dédiée adapte en permanence le flux d’énergie aux variations d’ensoleillement et à l’état de la batterie. Elle optimise ainsi le rendement de charge jusqu’à 30 % de plus qu’un régulateur classique, garantissant une recharge rapide, stable et sûre de votre station même par temps couvert.L’unité centrale du Jackery SolarVault 3 Pro Max dispose de 4 couples de connecteurs optimisés pour récupérer un maximum d’électricité photovoltaïque. RENAUD LABRACHERIE Pour son kit solaire, Jackery utilise des cellules LiFePO4 (lithium-fer-phosphate / LFP), réputées pour leur stabilité thermique et leur longévité, avec une garantie de 10 ans et une durée de vie annoncée de 15 ans. Notez également que le SolarVault 3 Pro est équipé d’un module intégré d’extinction d’incendie par aérosol qui détecte automatiquement les températures internes anormales et libère un aérosol pour aider à prévenir la propagation de risques. Le socle permet simplement de bien stabiliser votre installation et de l’isoler (un peu) d’éventuels problèmes au sol. Notez que le kit solaire est également livré avec des équerres pour fixer les différents modules au mur pour encore plus de stabilité. Le point réglementaireÀ partir du moment où vous installer une installation de production électrique qui est reliée au réseau électrique public, vous devez vous conformer à la réglementation. Et la norme impose deux points : Une injection de 800 W dans le réseau à partir de votre installation de production ou de stockage.Une déclaration administrative CACSI. Les kits solaires que l’on branche directement sur une prise de courant classique dans une maison ne doivent pas injecter plus de 800 watts dans le réseau de votre maison (norme NFC 15-100). C’est finalement une puissance assez faible par rapport à la consommation courante d’une maison. Mais la norme se veut prudente et protectrice puisque ces kits sont faits pour être installés par le grand public sans validation professionnelle. En effet, plus de l’électricité passe dans un fil, plus il y a des risques d’échauffement et donc d’incendie.En outre et en France, l’autoconsommation électrique impose que vous consommiez l’intégralité de votre production sans aucune injection dans le réseau public (https://www.enedis.fr/autoconsommer-la-totalite-de-lenergie-produite-par-vos-panneaux). La déclaration d’une installation de production en autoconsommation totale est obligatoire, même sans injection, quel que soit son niveau de puissance. Celle-ci est à réaliser sur le site https://connect-racco.enedis.fr (https://connect-racco.enedis.fr).Vous devez alors signer une Convention d’AutoConsommation Sans Injection qui implique donc que vous ne devez en aucun cas envoyer un surplus d’énergie dans le réseau public.Une déclaration administrative auprès d’Enedis est indispensable avant l’utilisation d’un système photovoltaïque pour de l’autoconsommation. RENAUD LABRACHERIE Alors comment faire pour s’assurer que votre kit solaire, en pleine journée et donc en pleine production, ne produise pas trop d’énergie avec le risque d’envoyer de l’électricité dans le réseau public ?Il ne reste plus qu’un carton pour terminer l’installation : un compteur de consommation électrique. Celui-ci permet de mesurer la consommation des différents appareils dans la maison afin d’adapter au plus juste l’injection dans le réseau domestique.Pour faire simple : si vous avez un réfrigérateur qui consomme 400 W et un lave-linge qui consomme 350 W et une box Internet qui consomme 9 W, alors votre installation pourra injecter 400 + 350 + 9 = 759 W pour “compenser” exactement la consommation réelle. L’installation de ce compteur dit smartmeter, est donc impérative pour assurer le bon fonctionnement de l’ensemble du kit solaire.Le compteur électrique Shelly Pro 3EM est livré gratuitement avec le kit solaire. Vous pouvez également commander sur le site de Jackery le TIC (Télé-Information Client) à brancher directement le compteur Linky (89 €). RENAUD LABRACHERIE Si le TIC s’installe facilement sur votre compteur Linky et ne nécessite qu’une alimentation électrique (ce qui n’est pas toujours évident), le compteur Shelly Pro 3EM lui, s’installe directement sur votre tableau électrique. Celui-ci mesure la consommation de la maison en utilisant une pince ampèremétrique sur la phase principale.Cette opération est un plus “complexe” que la simple connexion du TIC sur le compteur Linky et nécessite une petite connaissance de son réseau électrique. Pour ma part, j’ai demandé à un électricien de venir mettre en place celui-ci afin d’éviter toutes déconvenues. Comme il connaissait l’installation électrique, la mise en œuvre n’a pris que quelques secondes (identification des fils de phase).Le compteur électrique Shelly Pro 3EM est livré gratuitement avec le kit solaire. Vous pouvez également commander sur le site de Jackery le TIC (Télé-Information Client) à brancher directement le compteur Linky (89 €). RENAUD LABRACHERIE Notez que vous pouvez toutefois éviter l’installation d’un compteur globale de la consommation électrique en utilisant des prises connectées. En effet, Jackery vend également ces accessoires (39 € / pièces) qu’il faudra installer entre vos appareils énergivores et le réseau domestique.En communiquant avec l’unité centrale sur la consommation réelle des appareils, le SolarVault 3 Pro Max pourra délivrer exactement la quantité d’électricité exploitée. Cela s’avère toute fois assez coûteux (il faut une prise connectée pour chaque appareil) et parfois difficile à mettre en œuvre (il faut une couverture Wi-Fi).En outre, on ne prendra pas en compte la consommation globale du logement ce qui rend l’utilisation du kit solaire moins efficace. Une fois le smartmeter installé, il ne reste plus qu’à brancher les différents éléments du kit solaire. Mise en œuvre: on pose et on connecteL’atout maître de la SolarVault 3 Pro Max réside dans sa conception modulaire et sa facilité de mise en œuvre, accessible en moins d’une heure sans outillage spécifique. Le système repose sur une unité centrale qui vient s’empiler physiquement sur des modules de batterie BP2500 de 2,52 kWh. L’assemblage ne nécessite aucun câble externe, les connecteurs s’emboîtant naturellement par simple superposition. Chaque élément pesant environ 25 kg, la manipulation reste gérable.La qualité de fabrication des différents éléments est au rendez-vous. De part leur masse importante, les premiers contacts sont plutôt positifs. Les différentes parties inspirent confiance et pour ne rien gâcher, les modules sont ont une ligne plutôt réussie.Si généralement le kit solaire trouvera plutôt sa place dans un garage ou une cave, il faut bien avouer que le profil du SolarVault 3 Pro Max est agréable à regarder. Seul le maelstrom de câbles que vient créer l’ajout de panneaux solaire vient “casser l’ambiance” esthétique plutôt réussi du SolarVault 3 Pro Max.Les modules du SolarVault s’emboîtent très facilement et sans outils spécifiques. Le temps de mise en oeuvre est vraiment réduit. RENAUD LABRACHERIE Il est intéressant de noter que l’unité centrale et la batterie sont certifiées IP65 et sont donc étanches aux projections d’eau et à la poussière. On peut donc imaginer les installer en extérieur, même si je recommande plutôt une pose en intérieur à l’abri de grosses intempéries et notamment de fortes variations de températures.Il convient de positionner le kit solaire dans un emplacement facilement accessible pour les câbles des panneaux. Pensez aussi à bien dimensionner la longueur des câbles nécessaire à la connexion entre les panneaux et l’unité centrale, on est toujours surpris par la longueur nécessaire.Une fois le ou les panneaux solaires correctement installés (de préférence petite inclinaison vers le sud), vous n’avez plus qu’à les relier à l’unité centrale. En fonction de la puissance de vos panneaux, vous pouvez en connecter plusieurs sur un couple de prise, du moment que le total ne dépasse pas 1000 W. Il faudra également prendre en compte la tension maximale autorisée par connecteur. Celle-ci est de 60 V (28 A). Il faudra donc prendre en compte si vous avez l’intention de mettre des panneaux en série.Les câbles à la norme MC4, qui est le connecteur standard de l’industrie, doivent être reliés au régulateur MPPT pour assurer une captation maximale de l’énergie photovoltaïque. RENAUD LABRACHERIE AC et DC dans le même boîtierLe SolarVault 3 Pro Max peut fonctionner aussi bien en alimention photovoltaïque (4000 W au mac en mode DC (courant continu), mais également en rechargeant la batterie à partir de la prise de courant bidirectionnel (mode AC, courant alternatif). Cela permet de recharger la batterie de manière hybride et confortable. Cela permet d’anticiper certains évènements en rechargeant la batterie à marche forcée par exemple. Une fois les différents éléments “simplement” empilés et les panneaux reliés, il ne reste qu’à brancher l’ensemble à une prise classique 230 V (depuis la normalisation européenne de 1996). Le système s’initie alors et requiert quelques minutes pour se mettre en ordre de marche. Selon la température extérieure, la mise en service peut nécessiter une chauffe des éléments.Le câble de raccordement au réseau domestique est solidement fixé à l’aide d’un connecteur vissé pour éviter un débranchement intempestif. RENAUD LABRACHERIE Reste à connecter tout ce beau monde pour un fonctionnement optimal. Tout se passer par l’application Jackery (iOS / Android) et nécessite la création d’un compte. Il faudra ensuite passer par une phase d’identification du matériel (unité centrale, smartmeter).L’interface est plutôt réussie et la connexion ne présente aucun soucis. Une fois toutes les étapes réalisées, on reste souvent “figé” devant le schéma de la maison à regarder les différents flux électriques se mettre en place entre la génération électrique, le stockage ou l’injection dans le réseau domestique.Le Wi-Fi semble assez puissant et dans mon cas, le SolarVault 3 Pro Max est situé à plus de 10 m de la box Internet doit traverser deux murs relativement épais. Au final, la connexion est plutôt stable et le système n’a pas remonté d’erreur pendant les semaines d’utilisation.En fonctionnement J’ai utilisé le SolarVault 3 Pro Max associé à un panneau de 500 W biface (soit 250 W par face). Bien sûr, il est rarement possible d’obtenir la capacité totale de production, mais j’ai obtenu d’excellents résultats avec des points à 220, voire 230 W. On est à 92% de la capacité de production, ce qui conforte dans l’efficacité du kit.Vous pouvez désormais oubier le SolarVault 3 Pro Max au fond du garage, car désormais tout se passe par l’application Jackery. Vous disposez de quatre modes de fonctionnement : Le mode tarifaire optimise l’énergie en chargeant automatiquement la batterie pendant les prix bas et en déchargeant durant les périodes à tarifs élevés ;Le mode personnalisé qui correspond à vos demandes particulières ;Le mode autoconsommation pour utiliser en priorité la production photovoltaïque ;Et le mode IA prend en compte plusieurs paramètres (niveau de la batterie, type de contrat, météo…) pour ajuster le comportement du kit solaire.D’après le fabricant, il faut plusieurs semaines pour que l’IA “comprenne” la consommation de la maison.Une fois connecté à votre réseau Wi-Fi, le SolarVault 3 Pro Mac de Jackery recherche le compteur intelligent pour connaitre la consommation de votre logement. RENAUD LABRACHERIE Alimentation de secoursEn cas de coupure de réseau électrique, le SolarVault 3 Pro Max peut se transformer en “groupe électrogène” de secours. La prise non reliée au réseau électrique peut alors délivrer jusqu’à 2500 W. De quoi alimenter un réfrigérateur ainsi qu’une Box internet pendant quelques heures si la ou les batteries sont pleines. Comme nous l’avons vu, l’injection d’électricité dans le réseau domestique ne peut dépasser 800 W. J’ai réalisé le test dans une maison classique avec deux habitants et un équipement standard (four, lave-linge, réfrigérateur, box Internet, grille-pain, sèche-cheveux). Le point le plus appréciable et que le SolarVault 3 Pro Max fait ce pour quoi il est prévu.Dans la limite de la puissance autorisée (800 W donc), la batterie intelligente injecte de l’électricité en fonction de la demande et la réponse ne nécessite que quelques secondes. En cas de débordement (grille-pain, four…), l’alimentation classique prend le relai et vient combler le déficit.Vous disposez d’une prise pour brancher différents appareils en cas de coupure électrique jusqu’à une puissance de 2500 W. Celle-ci ne doit pas être relié à votre réseau domestique. RENAUD LABRACHERIE Entre l’alimentation PV et la possibilité de se recharger pendant les heures creuses, le stockage avec deux batteries (ou plus) apporte encore plus de souplesse et un gain tarifaire certain. Avec un kit comprenant en plus un BP2500, vous disposez de 5 kWh pour alimenter votre maison. Là encore, c’est votre profil de consommateur qu’il faut prendre en compte. Mais en cas de coupure, cela permet de prendre le relais pour les éléments essentiels comme le froid ou les communications. En simulant une coupure complète, la batterie a bien pris le relai très rapidement (Jackery communique sur 20 millisecondes) sans que cela soit notable sur les différents appareils.Côté paramétrage, j’ai opté pour le fonctionnement assisté par IA (largement mis en avant). J’avais opté pour un réglage autoconsommation au départ, mais le fait qu’il laisse finalement peu la batterie se charger (tout est consommé en priorité), ne m’a pas conforté dans ce choix. Le mode IA me semble plus équilibré et permet une vraie assistance en cas de problème.Le véritable point fort est que finalement, le système fonctionne en tout automatique et c’est bien ce qu’on lui demande : se faire oublier. Le fonctionnement doit être fluide et sans friction et c’est bien le cas. RENAUD LABRACHERIE Une fois le compteur de consommation connecté, le SolarVault 3 Pro Max délivre exactement l’énergie nécessaire (s’il le peut) pour compenser la consommation de la maison. Si la maison ne consomme pas toute la production, celle-ci est alors stockée.Un système pour qui ?Alors, le SolarVault 3 Pro Max s’installe vite, se configure facilement et se faire oublier. Mais pour qui est-il fait ? La question est plus complexe qu’il n’y parait tant les scénarios sont nombreux tout comme les paramètres.Le kit testé avec une batterie BP2500 supplémentaire coûte : 1079 + 599 = 1678 € pour 5 kWh de stockage soit 336 euros/kWh. Si vous ne disposez pas déjà de panneaux PV, il faudra investir au minimum pour un panneau de 500 W (et les câbles). Vous l’aurez compris, l’investissement n’est pas anodin et il faudra le gain annoncé sur le site Internet de 1016 € (si vous avez déjà les panneaux) n’est valable quand une situation idéale. La réalité est sans doute un peu moins optimiste, mais difficile à chiffrer.Effectivement, il faut prendre en compte votre consommation réelle, votre capacité de production, votre ensoleillement, votre contrat (heures creuses, heures pleines). Il faut donc refaire les calculs selon votre profil de consommateur pour avoir des chiffres plus clairs concernant votre situation. Dans tous les cas, le retour sur investissement se compte en plusieurs années. Et c’est bien là que la garantie de 10 ans des batteries (6000 cycles et 80% de la capacité totale) est cruciale. Le SolarVault 3 Pro Max dispose d’un bandeau LCD pour afficher les principales informations de charge et décharge. On pourrait imaginer une option pour un affichage permanent. Actuellement, il faut appuyer sur une commande physique pour faire apparaître les données. RENAUD LABRACHERIE Face à la concurrenceSi la Jackery SolarVault 3 Pro Max nous a convaincus par sa simplicité d’installation et sa modularité, elle n’est pas seule sur ce segment. Zendure et Anker proposent également des solutions performantes, avec chacune leurs points forts et leurs compromis. Voici ce qu’il faut retenir avant de faire votre choix.Conclusion : un système impressionnant pour une premièreJackery signe avec la SolarVault 3 Pro Max une entrée fracassante et réussie dans l’univers du stockage résidentiel. Le produit brille par sa qualité de fabrication, son silence de fonctionnement, sa modularité, sa simplicité de mise en œuvre et son application réussie. Pour une première, le SolarVault 3 Pro Max affiche une insolente maturité. Le kit solaire est complet et modulaire avec une unité centrale polyvalente : stockage batterie, connexion MPPT aux panneaux solaires, prise birectionnelle pour recharge sur le réseau domestique (gestion automatique des heures creuses, heures pleines). La possibilité de faire évoluer facilement le stockage rend le SolarVault 3 Pro Max intéressant dans le temps. L’application est visuellement réussie et assez complète avec les modes autoconsommation et pilotage par IA permet de gérer facilement son installation qui se fera rapidement oublier et c’est bien que l’on recherche.Les prix sont mentionnés à titre indicatif et sont susceptibles d’évoluer. Certains liens sont trackés et peuvent générer une commission pour Le Point. Contenu conçu et proposé par Le Point Services. La rédaction n’a pas participé à sa réalisation.