Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie High tech High tech High tech La capacité des géants américains de convertir ces dépenses en profits n’est pas acquise. Le coût de la dette et le prix des puces rendent l’équation d’autant plus complexe. Article réservé aux abonnés La tech américaine semble être entrée en cellule de dégrisement. Après des mois d’ivresse et de surenchère financière, les montagnes d’investissements qu’elle engage pour remporter la bataille de l’intelligence artificielle (IA) inquiètent plus qu’elles n’enthousiasment. Les annonces, ces derniers jours, de nouveaux projets à hauteur de centaines de milliards de dollars ont été systématiquement sanctionnées en Bourse. Le PDG de SpaceX, Elon Musk, qui clôturait mardi 4 août la séquence des résultats trimestriels des champions de la tech, n’a ainsi tiré aucun bénéfice du quasi-doublement du chiffre d’affaires de son entreprise au deuxième trimestre (à 7,8 milliards de dollars, soit plus de 6,75 milliards d’euros). Le simple fait d’avoir annoncé un doublement de ses investissements en IA d’avril à juin (à 16 milliards de dollars) et des dépenses équivalentes lors des deux prochains trimestres lui faisait perdre 12 % à l’ouverture de Wall Street. Introduite en Bourse le 12 juin, SpaceX a perdu la moitié de sa valeur depuis son sommet, atteint le 16 juin – l’action culminait alors à 225 dollars. La croissance de la branche IA a beau être spectaculaire, grâce aux contrats noués avec Anthropic et Google, elle ne suffit pas à combler les pertes, qui ont encore dépassé les 500 millions de dollars au cours du deuxième trimestre. Il vous reste 80.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.