L'affaire fait tâche. Le maire divers gauche d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), Jean-Pierre Squillari, est au cœur d'une polémique après qu'une page Facebook proche de son opposition municipale a révélé lundi qu'il avait emprunté du matériel aux pompiers de sa commune pour aller protéger sa résidence secondaire, menacée par les flammes, à Barjols (Var).
Sur le réseau social, l'accusateur évoque l'emprunt d'une pompe portative, de trois couronnes de tuyaux de 20 mètres ainsi que d'une lance d'attaque incendie. Et "ce en pleine période d'incendies dans la région !", s'emporte l'auteur du post, dénonçant les supposés privilèges du maire. "Selon quelle procédure un élu peut-il disposer de matériels opérationnels appartenant au Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) ? Les mêmes règles s'appliquent-elles à tous les citoyens, aux associations, aux entreprises... ou existe-t-il des passe-droits lorsque l'on occupe certaines fonctions ?"
Une "fraternité opérationnelle"Les faits se sont déroulés le week-end du 25 juillet. Le Var était alors en proie à un violent incendie sur le massif de Gros Bessillon. Les communes de Pontevès et de Barjols étaient particulièrement menacées. Jean-Pierre Squillari a vite répondu à ces accusations dans un communiqué publié lundi. Il ne dément pas les allégations. Mais il nuance. "J'ai sollicité la mise à disposition de ce matériel dans le seul but de protéger, de façon citoyenne, mon cabanon situé à Barjols, alors que les pompiers locaux, confrontés à une situation critique, ne pouvaient intervenir sur des zones jugées trop dangereuses", se défend-il.









