Les corps de personnes tuées par une frappe israélienne en novembre 2023 et récemment extraits des décombres, lors de leurs funérailles à Gaza, le 4 août 2026. JEHAD ALSHRAFI/AP

Elles étaient ensevelies sous les décombres et ont été récemment retrouvées. Au milieu d’immeubles détruits par des frappes israéliennes dans la ville de Gaza, des dizaines de dépouilles de Palestiniens sont alignées sur un terrain avant leur mise en terre.

Les corps de ces 112 personnes, qui avaient péri dans un bombardement israélien en novembre 2023, demeuraient depuis sous les gravats. Des centaines de personnes ont assisté, mardi 4 août, à ces obsèques collectives, parmi les plus importantes jamais organisées à Gaza.

Pour Ahmed Abou Sharia, un proche de victimes, ces funérailles vont permettre aux familles de faire enfin leur deuil. « Nous sommes venus pleurer nos martyrs, nos enfants, nos femmes et nos personnes âgées. C’est un enterrement pour le peuple palestinien », a-t-il dit à l’Agence France-Presse (AFP). « Des personnes sont toujours sous les décombres, rappelle-t-il. Elles n’ont pas combattu et ne portaient pas d’armes. »

Parmi les 112 corps, 44 étaient des enfants, membres d’une même famille élargie, selon le porte-parole de la défense civile, Mahmoud Bassal, qui estime à plus de 8 000 le nombre de cadavres encore ensevelis à Gaza.