« Il faut impérativement traiter tous les points chauds, pour éviter que cela ne reparte », explique Sacha en suant à grosses gouttes. Le combat contre les flammes, depuis les airs et la terre, est a priori fini, désormais que le feu est fixé. Éteindre chaque flammèche, arroser les fumerolles qui signalent des points chauds, c’est aussi un boulot harassant confié à l’équipe ukrainienne de sapeurs-pompiers arrivée ce dimanche 2 août en Gironde.

Avec ses collègues, il accomplit ce travail de fourmi sous le soleil qui s’est remis à taper fort. Le temps de respirer, la pelle plantée dans le sol, il fait remarquer le son des cigales : « Un bon signe. » Comme, à ses pieds sur le sol noirci et dans cette parcelle où il ne reste pas un arbre, de petites pousses, de la molinie, émergent incroyablement vertes.