Tom JennéNewsmanager entreprendre03 août 2026Aujourd'hui à 18:59La Région bruxelloise envoie un mauvais signal en suspendant une partie de ses aides aux entreprises en ne leur laissant que quelques jours pour trouver une solution.Au beau milieu de l’été, le gouvernement bruxellois a décidé de suspendre certaines aides aux entreprises. Non pas à l'horizon de l’an prochain, mais dans moins de deux semaines. Le refrain est connu: les caisses sont presque vides et les budgets prévus seront rapidement épuisés si rien n’est fait.Un exemple de bonne gestion des deniers publics? Plutôt le contraire. Ces dernières années, différents niveaux de pouvoir ont eu recours à la même méthode pour d’autres types d’aides. Rappelez-vous la saga des primes Renolution bruxelloises ou les primes à la rénovation énergétique en Wallonie.Des entreprises, ou des citoyens, préparent des budgets, mettent en place des stratégies en se basant sur des éléments tangibles et patatras. Une décision politique avec un délai extrêmement court d’application chamboule tout.Soyons de bon compte, dans le cas présent, la fin des subsides ne mettra pas à genoux le tissu économique bruxellois. Mais, le message et la méthode sont désastreux. Comment les acteurs économiques peuvent-ils avoir confiance dans une Région qui change les règles en cours de jeu sans en avoir informé personne au préalable? Quel message est envoyé en matière de climat des affaires aux entreprises et investisseurs qui veulent dynamiser Bruxelles? On doit pouvoir rediscuter de toutes les aides accordées aux entreprises, surtout vu la situation budgétaire. Mais pas comme ça.Les entreprises en croissance et les petites structures les plus touchéesLes entreprises n’attendent pas des aides à tout prix, mais un cadre clair, prévisible et attractif. Quand les règles du jeu peuvent changer du jour au lendemain – qui plus est, pas après une évaluation de la pertinence des dispositifs, mais uniquement pour des raisons budgétaires – comment bâtir des stratégies et prévoir des investissements à long terme?Ce que le gouvernement voit avec sa décision, ce sont des lignes budgétaires un peu moins dans le rouge. Ce qu’il ne veut pas voir, ce sont les projets ralentis, les emplois qui ne seront peut-être pas créés et, surtout, la confiance entamée.Les aides suspendues visaient en grande partie des entreprises en croissance et de petites structures. Bruxelles fait face aujourd’hui à d’immenses défis, dont une situation budgétaire catastrophique et le pire taux d’emploi du pays. Ce sont justement ces acteurs qui doivent apporter une partie de la solution. Pour se redresser, la Région bruxelloise devra compter sur un écosystème entrepreneurial dynamique. Pour y arriver, elle devra offrir un cadre juridique clair à long terme, pas prendre ce genre de décisions.
Édito | Le mauvais signal de Bruxelles à ses entreprises
La Région bruxelloise envoie un mauvais signal en suspendant une partie de ses aides aux entreprises en ne leur laissant que quelques jours pour trouver une solution.






