Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Kenya Kenya Kenya Depuis le début du mois de juin, 204 établissements ont été touchés par des dégradations de la part d’élèves scolarisés, lesquels déplorent des conditions de vie trop strictes, des infrastructures vétustes et des punitions physiques. Fin mai, 16 pensionnaires sont morts dans l’incendie de leur dortoir. Article réservé aux abonnés Dans les dortoirs de la Lang’ata Boys High School, un internat de Nairobi, les traces de l’incendie survenu le 11 juillet sont encore fraîches : murs noircis, matelas calcinés, odeur persistante de fumée et plastique fondu… Ce samedi-là, une mutinerie a eu lieu contre l’administration scolaire : des élèves ont mis le feu à leur école. Personne n’a été blessé. L’incident est l’un des derniers d’une vague de contestations qui a débuté avec l’incendie, le 28 mai, de l’internat de filles Utumishi, à Gilgil – dans lequel 16 élèves sont mortes –, et qui ne faiblit pas. « Le but principal de ces révoltes, c’est la liberté. Les élèves veulent une pause, ils veulent sortir de l’école », reconnaît, avec une franchise déconcertante, le principal de la Lang’ata Boys High School, Paul Ojera. Au début du mois de juin, le ministère de l’éducation recensait 204 établissements touchés par des incidents de différents ordres. Depuis, incendies et fermetures d’écoles continuent d’être signalés presque quotidiennement dans tout le pays. « Les révoltes ont toujours existé au Kenya, mais cette vague est incomparable, confie, dépité, l’ancien enseignant de l’établissement. Quasi toutes les écoles de Nairobi, et beaucoup à travers le pays, ont fermé depuis juin. » Il vous reste 81.74% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Mettre le feu, c’est le moyen le plus rapide d’être renvoyé chez soi » : au Kenya, le système des internats au bord de l’implosion
Depuis le début du mois de juin, 204 établissements ont été touchés par des dégradations de la part d’élèves scolarisés, lesquels déplorent des conditions de vie trop strictes, des infrastructures vétustes et des punitions physiques. Fin mai, 16 pensionnaires sont morts dans l’incendie de leur dortoir.






