Idées et débatsMoyen-Orient. Malgré les récentes frappes américano-saoudiennes menées en Irak, le diplomate décrit un prince qui a en priorité la transformation de son pays. Il relativise aussi les peurs nées d’un accord sur le nucléaire civil conclu avec Washington.Publié le 03/08/2026 à 18:00bookmarkLe président Donald Trump se promène aux côtés du prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane le long de la colonnade ouest de la Maison-Blanche, le mardi 18 novembre 2025.UPI/MAXPPPEn décembre dernier, Michael Ratney, ex-ambassadeur américain en Arabie saoudite, décrivait dans nos colonnes un Mohammed ben Salmane concentré sur la modernisation interne de son pays, au détriment d’une implication dans les conflits du Moyen-Orient. Alors que les frappes aériennes menées avec Washington contre des milices pro iraniennes en Irak semblent contredire cette analyse, L’Express a de nouveau sollicité le diplomate, désormais conseiller principal au Center for Strategic and International Studies. Loin de changer son fusil d’épaule, Michael Ratney juge au contraire MBS en cohérence avec ses ambitions. Le spécialiste revient également sur l’accord sur le nucléaire civil conclu avec Washington, qui pourrait déboucher, selon certains analystes, sur le développement d’armes nucléaires sur le sol saoudien. Une peur qu’il juge largement exagérée. Entretien. .