Avec son sourire, ses bons mots, sa stature d’ancien, son regard expérimenté sur l’international, François Hollande semble avoir fait oublier l’impopularité qui, il y a dix ans, l’avait empêché de se présenter à sa propre succession. Ces derniers mois, l'ancien président de la République remonte petit à petit dans les enquêtes d'opinion. Les curieux s’amassent autour de lui au Salon de l’Agriculture ou aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence.

"Il est en campagne permanente, s’amuse un ami de longue date. La question c’est : est-ce que ceux qui lui font des sourires le voient comme l’ancien président ou le futur candidat ?"

Lui, en tout cas, "se prépare", clame-t-il en Une d’un magazine mi-avril. Mais sans pour autant se déclarer officiellement candidat. "Ce sont les Français qui décideront, tranche-t-il. À partir du mois de décembre, les sondages vont être assez clairs sur qui peut, pas simplement figurer et faire un bon résultat, mais qui peut accéder au second tour et gagner."

Aux journalistes qui l'interrogent sur ses ambitions élyséennes, il esquive. "C'est vous ?", tentait notre journaliste fin avril. "Bah, ça sera le meilleur... Pour gagner, pas forcément le meilleur pour tout, mais le meilleur pour gagner et pour présider."