Financement instable, procédures ardues, analyse opaque des demandes… Les organismes LGBTQ+ subissent les mêmes difficultés structurelles que l’ensemble du milieu communautaire, tout en devant répondre à une montée de l’intolérance.
Environ le quart des demandes d’aide financière déposées par Rafaël Provost obtiennent une réponse positive. Le directeur général de l’organisme Ensemble pour le respect de la diversité, qui donne notamment des ateliers de sensibilisation aux réalités LGBTQ+, dit passer « 24 heures sur 24 à réfléchir à la façon de sauver les meubles et les emplois » dans ce contexte économique difficile.« Quand on se fait dire non, il faut se tourner sur un dix cennes, confie Rafaël Provost en entrevue. Cet argent, on comptait dessus pour agir, pour payer nos employés dans deux semaines et nos fournisseurs, qui ont aussi des employés à payer. »En décembre dernier, le ministère de l’Immigration n’a pas renouvelé son aide financière à l’organisme, qui comptait sur cet appui depuis une vingtaine d’années. « Sans explication valable ni éclairante », précise M. Provost qui, avec une consœur d’un autre organisme, a lancé une pétition exigeant un financement plus solide du communautaire, des conditions de travail améliorées pour ses artisans et une meilleure reconnaissance de leur travail.






