Ian Andersen est entré à vélo en Iran en juin 2025, avec dans ses bagages un réchaud de camping, une tente, un nécessaire de réparation pour les crevaisons et des cigarettes.Ce Minnésotain à l’esprit libre racontait, à un public toujours plus nombreux sur les réseaux sociaux, un périple à vélo de 16 000 kilomètres entre le Portugal et le Japon. Il était entré dans le pays malgré les avertissements du département d’État américain, qui déconseillait aux voyageurs de s’y rendre. Dans une vidéo, on le voit pédaler sur une route presque déserte en faisant jouer à tue-tête un hymne rock satirique et explicite sur l’Amérique. Dans une autre, il affirme que l’avis du département d’État lui laisse la possibilité de découvrir des « trésors cachés ».Puis, le 13 juin 2025, une série de frappes aériennes israéliennes ont visé des sites un peu partout en Iran, dont certains se trouvaient à une centaine de kilomètres à peine de lui. Dans une vidéo publiée le jour même, Ian Andersen a calmement fait le point pour son public — même s’il était intérieurement « extrêmement stressé », a-t-il confié au New York Times. Peu après, son guide iranien lui a dit qu’il ne pouvait plus assurer sa protection.Deux jours plus tard, Ian Andersen a réussi à quitter le pays par l’Azerbaïdjan grâce au programme STEP du département d’État. « Je connaissais les risques, a-t-il dit au sujet de son voyage en Iran, et j’y suis quand même allé. »Son fil incarne une forme de contenu de voyage de plus en plus populaire sur Instagram et TikTok : des vidéos qui suivent d’ambitieux périples transcontinentaux et récoltent des milliers, voire des millions de visionnements.
La dernière tendance du voyage sur Instagram est-elle une catastrophe annoncée?
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