Une dernière bataille. Ce dimanche 2 août, Lula, l'actuel président brésilien, a lancé sa campagne pour aller chercher un quatrième et dernier mandat. Revenu en 2023 au pouvoir après deux premiers mandats (2003-2010), Luiz Inacio Lula da Silva a été investi lors d'une convention de son Parti des travailleurs (PT), devant environ 3.000 partisans à Sao Paulo, capitale économique de la première puissance d'Amérique latine.
L'ancien ouvrier et leader syndical, figure dominante de la politique brésilienne des dernières décennies, va affronter Flavio Bolsonaro. Ce sénateur de 45 ans est le fils de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), détenu pour tentative de coup d'État pour avoir cherché à se maintenir au pouvoir malgré sa défaite électorale de 2022.
Lula, qui s'est dit "en pleine forme", s'est employé à convaincre que son âge n'était pas un problème. "Je veux me battre contre la vieillesse", a-t-il lancé, racontant ses exercices physiques quotidiens. Évoquant les stars du foot Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, qui ont joué six Coupes du monde, il a dit que lui en jouerait une "septième" : sa septième, et dernière, candidature.
Lula légèrement favoriLa campagne est placée sous le signe du président américain Donald Trump. Allié de la famille Bolsonaro, il a soutenu récemment plusieurs candidats de droite victorieux en Amérique latine. En bras de chemise et panama sur la tête, Lula n'a pas mentionné le locataire de la Maison Blanche directement. Mais le thème de la "souveraineté", axe de sa future campagne, était omniprésent lors de la convention. Lui-même s'exprimait devant un grand drapeau brésilien.










