"Il n'y a pas d'invasion migratoire" à Ceuta : sur RTL, le spécialiste Patrick Martin-Genier dénonce "l'instrumentalisation irresponsable" de l'extrême-droite
Un important afflux de migrants a surpris l'Espagne et l'Europe ces derniers jours, avec un nombre estimé d'entre 50.000 et 60.000 personnes qui ont franchi la frontière avec l'enclave espagnole de Ceuta, frontalière du Maroc. Tandis que la plupart de ces personnes ont déjà été redirigées vers le royaume marocain, les répercussions de cette vague migratoire continuent de s'enchaîner en ce samedi 1er août.
À commencer par le drame humain, et le bilan qui s'alourdit au fil des heures. Selon un dernier bilan partagé par le ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska, lors d'un point presse donné à Ceuta ce samedi, au moins 67 personnes ont péri dans cette tentative de migration vers l'Europe. La plupart de ces morts sont des noyades.
Quelque 60.000 migrants sont arrivés en l'espace de deux ou trois jours, selon une estimation du président du gouvernement local, Juan Jesus Vivas. Le ministère espagnol de l'Intérieur fait lui état d'un chiffre de 50.000 personnes. Au moins 48.000 d'entre elles sont déjà rentrées au Maroc.
Cette arrivée massive dépasse largement celle de mai 2021, lorsqu'environ 12.000 migrants avaient afflué à Ceuta en quelques jours, selon l'Observatoire de Ceuta et Melilla, qui constituent les deux seules frontières terrestres de l'Europe en Afrique.











