L’ancien président péruvien Ollanta Humala à sa sortie de prison, à Lima, le 31 juillet 2026. RENATO PAJUELO/AFP

Il est sorti sous la protection des policiers, salué par des sympathisants. L’ex-président péruvien Ollanta Humala a été libéré, vendredi 31 juillet au soir, d’une prison de Lima, après que la justice a annulé sa condamnation à quinze ans de prison pour blanchiment d’argent, en raison de fonds reçus du groupe de BTP Odebrecht, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP). L’ancien militaire de 64 ans a quitté la prison à bord d’un véhicule vers 19 h 40, heure locale (2 h 40 à Paris).

Le tribunal constitutionnel du Pérou avait annoncé, jeudi, l’annulation de sa condamnation, en déclarant « la nullité de toute la procédure pénale engagée contre Ollanta Moisés Humala Tasso ». « Nous avons été victimes d’une persécution politique et judiciaire (…). J’ai été enlevé par l’Etat », a-t-il affirmé l’ex-président, qui a dirigé le pays de 2011 à 2016, à sa sortie de prison.

Scandale de corruption

M. Humala avait été condamné, en avril 2025, à quinze ans de prison ferme pour blanchiment d’argent, dans le cadre du scandale de corruption lié au géant brésilien du bâtiment Odebrecht. Son épouse, Nadine Heredia, avait été condamnée à la même peine, mais s’était enfuie au Brésil.