"Vous voulez des masques ?" : en Gironde, les infirmières s'assurent de la bonne santé des pompiers et civils mobilisés contre les feux
Après neuf jours de lutte acharnée contre les flammes, le bilan est lourd chez les sapeurs-pompiers mobilisés en Gironde. Depuis le début de l'incendie, le 22 juillet, 230 soldats du feu ont été blessés. 43 d'entre eux ont été transportés à l'hôpital. Pour s'assurer que le reste des 3.300 hommes et femmes engagés contre le mégafeu toujours pas fixé, des infirmiers-pompiers font la tournée des équipes pour s'assurer que tout le monde va bien.Au volant de sa petite Clio rouge, Cassandra, une infirmière, se gare devant une colonne de camions de pompiers au Porge. De son véhicule, elle sort son Rad, petit appareil médical servant à mesurer le taux de monoxyde de carbone dans le sang. Il suffit, pour cela, de le brancher au bout du doigt du pompier à tester.
"Entre 0 et 3, on surveille, on fait l'état clinique, explique l'infirmière. Après, entre 3 et 6, on va commencer à aller chercher s'il y a eu une exposition aux fumées, [on demande si] la personne est fumeuse, combien de temps elle a été dans les fumées..." Si elle détecte une intoxication au monoxyde, elle peut mettre la personne "sous O²", sous oxygène. Et dans ce cas-là, le pompier est évacué dans une ambulance vers la base arrière.














