Le collagène est partout : en pharmacie, dans les compléments alimentaires, les boissons ou les poudres à ajouter au café. Les promesses sont toujours les mêmes ou presque : moins de rides, une peau plus ferme, moins de douleurs articulaires. Sur le papier, l’idée paraît simple. Comme notre production de collagène diminue avec l’âge, en consommer pourrait sembler logique pour compenser cette baisse.

Le collagène est en effet une protéine naturellement présente dans l’organisme. On le retrouve notamment dans la peau, les cartilages, les tendons et les os. Avec le vieillissement, sa production baisse progressivement. Cela participe au vieillissement cutané et probablement aussi à certaines raideurs ou douleurs articulaires.

Une logique séduisante, mais un mécanisme plus complexeC’est précisément cette logique qui rend les produits à base de collagène très convaincants d’un point de vue marketing. Mais en pratique, les choses sont plus compliquées. Quand on consomme du collagène, le système digestif le découpe en petits fragments, comme n’importe quelle autre protéine.

Autrement dit, le collagène avalé ne va pas directement se déposer dans les rides ou dans les articulations. Une idée intuitive ne suffit donc pas à prouver une efficacité. Pour savoir si ces produits fonctionnent vraiment, il faut regarder ce que montrent les études scientifiques.