Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Musiques Musiques Musiques Le groupe culte britannique du guitariste Vini Reilly navigue entre rêveries pastorales, flamenco, ballades folks, expérimentations électroniques sans jamais s’éloigner de son univers. Article réservé aux abonnés A une époque, l’aube des années 1980, où ses camarades postpunk lacéraient le paysage industriel britannique de guitares sombres et de rythmes froids, Vini Reilly, sous le nom de The Durutti Column, baignait la scène de Manchester des échos réverbérants d’une six-cordes aussi lumineuse que mélancolique. Une grâce aussi fragile qu’était frêle ce longiligne instrumentiste sujet aux dépressions et à l’anorexie. Quatorze ans après son précédent album (Short Stories for Pauline, en 2012) et malgré trois AVC qui participèrent à son isolement, l’inclassable guitariste revient, à 72 ans, nous éclairer de ses entrelacs d’arpèges éthérés avec Renascent, vingt-huitième chapitre de sa discographie, sorti le 31 juillet. Entouré de complices de longue date, tels l’infatigable percussionniste Bruce Mitchell (86 ans) et le multi-instrumentiste et producteur Keir Stewart, le Mancunien semble condenser en onze titres les différentes déclinaisons de son style unique. Qu’il évoque des rêveries pastorales, un flamenco spectral, des ballades folk (avec la chanteuse britannico-irlandaise Caoilfhionn Rose), son goût des machines et du sampling, voire de nouvelles aventures du côté de l’afrofuturisme (Your Shadow at Evening). Il vous reste 77.36% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.