Lorde, Turnstile, The xx, Geese, Zara Larsson : ce week-end, tous les grands noms de l’affiche d’Osheaga passeront après le Montréalais Jules Henry. C’est lui, avec son projet pop électronique Super Plage, qui aura l’honneur d’ouvrir la 19e édition du festival, aujourd’hui à 14 h. Que la fête commence ! « En plus, ce sera ma première fois à Osheaga — à titre d’artiste comme de festivalier. Je vais pouvoir aller voir ma bonne amie Virginie B, qui joue le lendemain ! »Depuis six ans, Jules Henry passe ses hivers enfermé dans son studio, pour en sortir durant la belle saison au gré des tournées. Déjà trois albums au compteur, auxquels on ajoutera une bonne poignée de simples additionnels, tous animés d’une irrésistible joie de vivre au soleil, allongé sur le balcon ou au bord de la piscine, et rythmés par la house et autres déclinaisons dansantes des musiques électroniques.D’ailleurs, n’aurait-il pas été davantage à sa place au festival électro-en-tous-genres-accessibles ÎleSoniq, les 8 et 9 août prochains au parc Jean-Drapeau ? « Pas particulièrement, non, répond Henry. Dans le temps, j’étais plutôt fan du Vans Warped Tour, c’est là que j’aurais aimé jouer ! » Le festival punk effectue incidemment un retour à Montréal les 21 et 22 août, avec Pennywise, MXPX, les vétérans d’Agnostic Front et les québécois Béton Armé, Simple Plan et The Planet Smashers, entre autres.« Je ne suis pas très ÎleSoniq, je ne suis pas très Piknic Électronik non plus ; pour moi, ce sont les Francos et le Vans, tout le reste m’est nouveau », ajoute Jules, qui assume ses contradictions. On les relève dans le texte de la récente chanson Pool Party, une collaboration avec Virginie B parue en mai dernier : « Je n’aime pas le Belmont / Je n’aime pas le Piknic / Je n’aime pas le nightlife / Je n’aime pas les line-up, ni les doormen / Je n’aime pas les DJ ni le concept ».Une house à la basse coulanteSi le rythme de Pool Party est particulièrement réussi, une house à la basse coulante avec des cymbales qui font hocher le menton, c’est aussi parce que Jules Henry gagne sa vie en tant que DJ. « Mais y a plein de DJ que j’aime pas, des concepts que j’aime pas — et y a plein de gens qui ne m’aiment pas comme DJ ou qui n’aiment pas mon concept, relativise-t-il. Et, honnêtement, je fais de plus en plus de DJ sets dans des bars et des événements, je vais te dire, c’est souvent très ingrat. Je tombe parfois sur des gens qui haïssent ce que je joue et me le font savoir. C’est dur sur la confiance en soi ! »