Le tribunal judiciaire de Paris a rejeté ce jeudi 30 juillet la demande du parti Renaissance de Gabriel Attal d'interdire à Marine Le Pen d'utiliser le terme "renaissance" dans sa première affiche de campagne présidentielle. La formation macroniste a annoncé dans un communiqué faire appel de la décision.

Le parti de Gabriel Attal avait assigné mi-juillet en justice le parti et sa cheffe de file pour "parasitisme" et "contrefaçon de marque". Son éligibilité à peine recouvrée le 7 juillet, Marine Le Pen avait en effet dévoilé une affiche exaltant le thème de "la renaissance": celle de la France autant que celle de la candidate.

Sur cette affiche au fond bleu foncé, elle apparaît seule, souriante, les bras largement écartés et le regard levé vers le ciel. Au-dessus d'elle, le slogan "Pour la France, la renaissance", inscrit en grandes lettres.

L'identité du parti Renaissance "brouillée""Une formation politique ne peut voir son identité brouillée ou détournée au moment où le débat démocratique exige, au contraire, clarté et sincérité", a réagi dans un communiqué le parti de Gabriel Attal, lui-même candidat à la présidentielle, à l'annonce de la décision de justice. "Nous annonçons faire appel de cette décision. Notre démarche n'a qu'un objectif : protéger l’identité, les valeurs et le nom sous lesquels des milliers de militants s’engagent depuis plusieurs années auprès des Français."