Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Théâtre Théâtre Théâtre Avec sa compagne, Laurence de Magalhaes, il avait créé Les Arts Sauts qui avaient révolutionné la voltige, puis dirigé le Théâtre Monfort à Paris avant de prendre les rênes du Théâtre du Rond-Point. Il s’est éteint jeudi à l’âge de 62 ans. Article réservé aux abonnés Autrefois, sous les chapiteaux des cirques, Stéphane Ricordel était dans les airs ce qu’on appelle un « porteur » : celui qui, accroché à un trapèze, à 30 mètres du sol, a l’immense responsabilité de rattraper les voltigeurs en plein vol, parfois à 50 kilomètres-heure. Et il faisait ça avec une fiabilité sans faille. Un roc. Mais même les hercules finissent par lâcher prise. Atteint d’une maladie neurodégénérative, lui qui avait cofondé avec sa compagne Laurence de Magalhaes – inséparable binôme – la célèbre troupe des Arts Sauts, lui qui, toujours avec elle, avait fait du Théâtre Monfort à Paris un lieu de ralliement, avant de prendre en 2023 la direction du Théâtre du Rond-Point, a finalement décidé, après avoir longuement lutté contre la maladie, de jeter l’éponge. Il est mort jeudi 30 juillet à 62 ans. Un mètre quatre-vingt-six. Les épaules larges. Le regard bon. Le rire doux. Le genre à cacher son énergie sous un calme de façade. Le genre à qui confier son squelette à 30 mètres du sol. Notre circassien disait : « Quand tu es là-haut, tu laisses les problèmes en bas. » Il parlait du chapiteau, pas des cieux. Il vous reste 84.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.