Un supporteur du Cap-Vert porte un maillot représentant l’Argentin Lionel Messi poursuivi par un requin, à Praia, le 5 juillet 2026. JOSE CORREIA/AFP

Le gouvernement argentin de Javier Milei (extrême droite) a publié dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 juillet un décret, qui devra être soumis au Parlement, interdisant l’entrée dans le pays, ou rendant passible d’expulsion, « tout étranger qui diffuserait ou inciterait à des messages de haine » envers le peuple argentin ou le pays.

Dans un communiqué accompagnant le décret, Javier Milei justifie cette mesure par « les récentes manifestations d’hostilité contre la République argentine et les Argentins ».

La mesure, qui entre en vigueur dans l’attente de son examen parlementaire, souligne qu’en « aucun cas » ne sont concernées par ces nouvelles dispositions « les expressions de désaccord idéologique ou de critique politique, académique ou citoyenne, qui constituent l’exercice légitime » des droits constitutionnels.

Le texte du décret vise spécifiquement « des étrangers qui auraient diffusé des messages de haine, soit oralement ou par écrit, ou incité à la violence envers le peuple argentin dans son ensemble, ou contre un citoyen argentin, du fait de sa nationalité ».