Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Vie des idées Vie des idées Vie des idées Le philosophe, un des leaders du mouvement situationniste, prônait une liberté d’expression radicale. Son « Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations » avait contribué à l’éclosion du mouvement de Mai 1968. Il s’est éteint mardi 28 juillet à 92 ans. Article réservé aux abonnés Raoul Vaneigem est mort à Barcelone mardi 28 juillet en fin de soirée, à 92 ans, a annoncé au Monde un de ses éditeurs, Nicolas Norrito, cofondateur des éditions Libertalia. Ancien membre de l’Internationale situationniste (IS) et écrivain prolixe, Raoul Vaneigem n’aura cessé d’inviter à une « insurrection de la vie quotidienne » contre « le règne de la survie » instauré par la société marchande. Une révolte consignée dans son Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations (Gallimard, 1967), essai au sein duquel l’insurgé assure que « nous ne voulons pas d’un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui ». Cet ouvrage a contribué à l’éclosion du mouvement de Mai 1968, notamment dans les universités de Strasbourg et de Nanterre. Tout comme La Société du spectacle (Buchet-Chastel, 1967) de l’écrivain et révolutionnaire français Guy Debord (1931-1994) et De la misère en milieu étudiant, brochure publiée de façon anonyme en 1966 et rédigée par le syndicaliste tunisien Mustapha Khayati – qui invite à « vivre sans temps mort » et « jouir sans entraves ». Il vous reste 85.03% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.