C’était il y a trois ans et demi. Sami Landri accordait une première entrevue au Devoir. « Ça feel comme si presque tout a changé. Ça a été crazy », relève tout de suite la drag queen acadienne dans ce nouveau rendez-vous avec nous. À l’automne 2025, elle partait en tournée avec son spectacle Le Sami Party. Et puis, en début d’année, elle enfilait le costume de finaliste de la sixième saison de Canada’s Drag Race, et on la retrouve cet été participante, et toujours en lice, à Canada’s Drag Race: All Stars. Rien que ça. « Ça a été aussi une expérience qui m’a fait grandir énormément comme personne et comme artiste. Qui a rallumé le feu pour moi aussi », ajoute-t-elle.Sur la terrasse du café Ferlucci, dans Villeray, un vendredi en fin d’après-midi, Sami Landri prend le temps de revenir sur le tsunami Drag Race. « C’était comme plus l’inattendu, something’s gonna change. Pis, une fois que c’est arrivé, j’ai complètement sous-estimé à quel point ça allait changer les choses pour moi. »Celle qui, pendant quatre ans, régnait en maîtresse de son image sur les réseaux sociaux souffle avoir gagné en confiance en elle, avoir pris encore plus d’assurance. « C’était très confortable, ce que je faisais [jusque-là]. Avec Drag Race, à chaque jour tu te lèves, t’as aucune idée de ce qu’on va te demander. C’est un environnement où ils te mettent dans une situation de sink or swim. Soit tu figure out, tu get your shit together, pis tu fais quelque chose, ou tu floppes. C’est quelque chose que je voulais, c’est ce que je cherchais », résume Sami Landri.
La reine Sami Landri met le monde à ses pieds
La drag queen doublement vue dans «Canada’s Drag Race» cette année s’apprête à se produire au festival montréalais.








