Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Religions Religions Religions Dans le viseur des autorités depuis plusieurs années, le lieu de culte est accusé de diffuser une « idéologie islamiste radicale » ou de « légitimer le djihad », notamment à travers des prêches d’imams invités. L’association gestionnaire a introduit un recours contre la décision préfectorale. Article réservé aux abonnés La préfecture de Seine-Saint-Denis a annoncé, lundi 27 juillet, la fermeture pour six mois de la mosquée Attaqwa dite « de Chanteloup », à Aulnay-sous-Bois, accusée de diffuser une « idéologie islamiste radicale » en reprenant la « rhétorique d’organisations terroristes », de « légitimer le djihad » et de « valoriser la mort en martyr ». Sur le fondement de l’article L. 227-1 du code la sécurité intérieure, la préfecture dénonce des « propos, idées ou théories » véhiculés par des imams réguliers et des intervenants ponctuels à travers des prêches appelant « à la violence, la haine ou la discrimination » et faisant « l’apologie du terrorisme ». Dès le lendemain, Me Rafik Chekkat, l’avocat de l’Association culturelle d’Aulnay sud, gestionnaire de la mosquée, a indiqué sur les réseaux sociaux X et Instagram avoir saisi en référé le tribunal administratif de Montreuil afin de faire annuler l’arrêté pris « sur des éléments insuffisants, imprécis et non étayés, des raisonnements par analogie et des contresens sur des versets du Coran », dénonce-t-il. « Cette mesure, prise de manière incompréhensible en plein milieu de l’été porte une atteinte grave aux libertés de religion et d’expression », juge Me Chekkat. Dans l’attente de la décision, la mosquée reste ouverte, précise-t-il. Il vous reste 74.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.