Publié le 29 juillet 2026 à 18:54. / Modifié le 29 juillet 2026 à 18:55.
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Accusée d’être «un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes» pour «déstabiliser l’ordre public» en France, la chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova s’est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d’expulsion, une décision qu’elle va contester. Ses employeurs Canal+ et Lagardère ont dénoncé dans un communiqué «une atteinte particulièrement grave à la liberté d’expression». «Xenia Fedorova est une journaliste», a également appuyé son avocat, Me Emmanuel Piwnica. Elle va «immédiatement former un recours» contre l’arrêté d’expulsion, a-t-il annoncé à l’AFP.Depuis la notification de ce document, Xenia Fedorova est assignée à résidence et doit pointer chaque jour au commissariat, a précisé à l’AFP une source proche du dossier. Elle ne peut donc plus travailler normalement.
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Ancienne patronne de la chaîne russe RT en France, interdite dans l’UE depuis mars 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Xenia Fedorova défend régulièrement les positions du Kremlin dans les médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Elle intervient notamment sur CNews et Europe 1 et signe une chronique dans l’hebdomadaire le JDNews.La chroniqueuse s’est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d’expulsion, a indiqué à l’AFP le ministère de l’Intérieur, confirmant une information du quotidien Libération. «Son comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État» et sa présence sur le territoire français «constitue pour ce motif une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public», selon le quotidien, qui cite l’arrêté ministériel.










