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ReportageDans le département, seul trois des trente-cinq petits cours d’eau scrutés par l’Office français de la biodiversité s’écoulent encore : des niveaux jamais vus depuis le début des suivis, en 2012.

La carrosserie de la Mini dégouline encore, à l’abri de la station de lavage de La Souterraine, dans la Creuse. Son propriétaire lance un regard surpris aux agents de l’Office français de la biodiversité qui ont surgi devant son véhicule luisant d’eau – deux inspecteurs en uniformes gris, qui rappellent aux contrevenants que le lavage des voitures y est interdit. « Je vais prendre votre identité », annonce Grégory Rollion, chef de service départemental adjoint de l’établissement public. L’automobiliste était prévenu : une affiche, au-dessus de la borne de paiement, explique les règles en vigueur.

« Restrictions sécheresse », est-il écrit en lettres rouges capitales – le département de la Creuse est soumis à des mesures de crise depuis la fin de juin. « Il faut le voir, le panneau ! », soutient le conducteur, un Francilien en vacances, revenu en France après un long séjour à l’étranger. Mais pourquoi, alors que les paysages desséchés des alentours témoignent du manque d’eau, vouloir nettoyer sa voiture ? « Elle est sale. C’est une voiture de collection, je n’ai pas envie qu’elle soit défoncée… », se défend le quadragénaire, qui encourt jusqu’à 1 500 euros d’amende.