La très grande majorité des Canadiens affirment pouvoir reconnaître une tentative de fraude, selon un sondage de la Banque TD dévoilé mardi. Qu’à cela ne tienne, en raison d’un excès de confiance, plus de la moitié d’entre eux adoptent tout de même des comportements à risque.Le sondage de la banque torontoise révèle que 89 % des Canadiens interrogés sont convaincus de pouvoir reconnaître une tentative de fraude. Tant mieux, puisque 46 % des répondants soutiennent être l’objet de tentatives d’arnaques ou de fraudes sur une base régulière (chaque semaine ou chaque jour). Près du quart (24 %) ont même déclaré qu’eux ou un membre de leur famille a été victime de fraude l’an dernier.La réalité est toutefois plus inquiétante qu’il n’y paraît. Même s’ils se disent aux aguets, plus de la moitié (52 %) des sondés reconnaissent avoir des comportements qui pourraient les rendre vulnérables à la fraude. On pense ici entre autres à l’utilisation d’un réseau Wi-Fi public pour accéder à des comptes personnels ou financiers, à l’ouverture de pièces jointes provenant d’expéditeurs inconnus, ou encore au téléchargement d’applications à partir de sites Web inconnus.
Cette proportion est encore plus élevée chez les membres de la génération Z (14 à 29 ans), dont 65 % admettent avoir des comportements à risque. « Les jeunes Canadiens sont souvent perçus comme les experts en technologie », affirme dans un communiqué Tarundeep Dhot, vice-président de la gestion des fraudes à la Banque TD. « Mais la littératie numérique seule ne suffit pas. Pour se protéger, il faut rester vigilant, en parler et prendre le temps de s’arrêter pour faire des vérifications, même si le contenu semble familier. »Une « arme à double tranchant »« Lorsqu’il est question de prévention de la fraude, la confiance peut être une arme à double tranchant, note M. Dhot. Le fait que les Canadiens se sentent conscientisés est encourageant, mais un excès de confiance peut les amener à prendre des décisions hâtives ou à négliger des signes qui trahissent les arnaqueurs. »Les fraudeurs sont bien conscients des possibilités que leur offre cet excès de confiance. « Les acteurs malveillants comptent justement sur le fait que les gens agissent vite ou supposent qu’il n’y a pas de risque. »







