La diplomatie iranienne a affirmé lundi qu’elle ne menait actuellement aucune négociation avec les États-Unis, malgré l’arrêt récent des combats entre les deux pays.« Des médiateurs peuvent nous transmettre des messages de la part des Américains concernant les évolutions actuelles dans la région. Mais à l’heure actuelle, nous ne sommes engagés dans aucune négociation avec les États-Unis », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire.« Les affirmations selon lesquelles l’Iran aurait demandé des négociations sont des inventions que la partie adverse diffuse de temps à autre », a-t-il ajouté.Les hostilités ont repris entre les deux pays le 7 juillet, sur fond de tensions dans le détroit d’Ormuz, de nouveau verrouillé par l’Iran depuis.Les affrontements ont toutefois cessé, Washington ayant dit dimanche vouloir laisser une chance à la diplomatie.
« Ce que fait le président [Trump] en ce moment, […] c’est laisser de la place aux négociations. Les négociations se poursuivent », a assuré dimanche l’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, dans des médias américains. Il a toutefois souligné que Donald Trump n’avait pas renoncé à la nouvelle escalade dont il a menacé la République islamique : il « garde toutes les options sur la table ».Lundi, Esmaïl Baghaï a critiqué les États-Unis, estimant que leur comportement ces dernières années « s’apparente à celui d’une organisation mafieuse qui ne respecte ni les règles ni les lois ».« Tant que les États-Unis continueront à agir de cette manière, nous ne pouvons espérer l’émergence d’un processus raisonnable », a-t-il estimé.Ormuz, une « affaire bilatérale » avec OmanLe détroit d’Ormuz demeure l’un des principaux points de tension, les désaccords sur la gestion de cette voie maritime ayant fortement fragilisé le protocole d’accord signé le 17 juin.L’Iran insiste pour conserver le contrôle du détroit et veut faire payer le passage, tout en maintenant Oman associé à cette gestion en tant que deuxième État riverain.Le ministre Baghaï a affirmé que les États-Unis n’étaient pas impliqués dans les récentes discussions avec Oman. « Ces discussions n’ont aucun lien avec les États-Unis. Il s’agit d’une affaire bilatérale entre l’Iran et Oman et elles se poursuivent », a-t-il déclaré.La voie maritime, cruciale pour le commerce mondial d’hydrocarbures, « reste fermée », a ajouté Esmaïl Baghaï.Les vice-ministres des Affaires étrangères iranien et omanais se sont réunis vendredi et samedi pour discuter des « principes communs et des mécanismes opérationnels » destinés à garantir la sécurité de la navigation, a-t-il précisé.Ces derniers jours, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique iranienne, ont stoppé plusieurs navires, dont six plus tôt lundi, qui tentaient de franchir le détroit en dehors de l’itinéraire autorisé par la République islamique.









