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ReportageLes flammes se sont acharnées sur la départementale qui mène du village au bassin d’Arcachon et à la presqu’île du Cap-Ferret. Alors que la lutte contre le sinistre se poursuit, la municipalité cherche comment reloger ceux qui ont tout perdu.
Une chaise en bois intacte, au milieu du jardin, quelques poteries à côté d’un squelette de vélo. C’est tout ce qui reste de la maison d’Yves Brugieregarde, réduite à des pans de murs noircis ; ils tiennent à peine debout au milieu d’un fatras de tuiles, de poutres consumées et d’huisseries fondues. Les vestiges des jours heureux pour cet homme de 69 ans, riverain de l’avenue du Bassin-d’Arcachon, au Porge (Gironde). « Dans ce jardin et entre ces murs, on avait écrit notre histoire, ma compagne et moi ; celle d’un amour de jeunesse que la vie avait empêché et qu’on inventait là au quotidien, depuis qu’on s’est retrouvés, en 2009 », évoque-t-il, dimanche 26 juillet.
L’avenue du Bassin-d’Arcachon, sa rue, c’est la départementale 3, qui conduit du bourg au bassin d’Arcachon ou à la presqu’île du Cap-Ferret. Cette voie qui, il y a quelques semaines encore, était la promesse d’une baignade, ou d’une dégustation d’huîtres pourrait être rebaptisée « l’avenue de la désolation » car c’est là que se trouvent cinquante-deux des 175 maisons brûlées au Porge par le mégafeu de Saumos.











