Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International OTAN OTAN OTAN La justice belge a annoncé, samedi, l’arrestation d’une Canadienne d’origine chinoise, soupçonnée d’avoir profité d’un stage au siège de l’Alliance atlantique pour se livrer à des « faits d’espionnage au profit d’un pays tiers ». Article réservé aux abonnés L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) aurait-elle embauché une espionne ? L’institution, plutôt adepte de la discrétion, se retrouve au cœur d’un scandale. Le parquet fédéral belge a annoncé, samedi 25 juillet, l’arrestation d’une Canadienne d’origine chinoise, en stage au « Grand Quartier général des puissances alliées en Europe », connu sous son acronyme anglais Shape, situé à Mons. C’est dans cette ville wallonne, à trente minutes de Valenciennes (Nord), que se trouve le commandement militaire suprême de l’OTAN sur le continent. Un lieu hautement stratégique où sont planifiées et exécutées les opérations de l’Alliance atlantique. Son pendant politique se situe à Bruxelles. Ces bâtiments sont parmi les plus sécurisés au monde, explique un habitué des lieux, ajoutant qu’une telle enquête au sein du QG n’arrive qu’une fois par décennie. La stagiaire est soupçonnée d’espionnage au profit d’un pays tiers et de « participation à une organisation criminelle ». Le ministère public ne donne pas plus de précisions sur la nature exacte des faits qui pourraient lui être reprochés. La formulation du communiqué suggère toutefois que l’origine chinoise de la suspecte est un élément à prendre en compte dans l’affaire. Le Canada étant membre de l’Alliance atlantique, il ne peut être le « pays tiers » commanditaire de l’espionnage. Il vous reste 69.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.