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Reportage« Cœur de métier ». Chaque mois, entrons dans les coulisses d’un métier au contact de l’humain. Dans l’intimité du bureau de Claire Alquier, les patients parlent ouvertement de leurs pratiques sexuelles, de leurs freins, de leurs hontes.
Au 5e étage de l’hôpital Tenon, dans le 20e arrondissement de Paris, les patients doivent traverser un long couloir pour atteindre le bureau de sexologie de l’hôpital de jour. Un parcours de soins complet les attend au service des maladies infectieuses et tropicales, là où étaient accueillies les victimes du Sida dans les années 1990. « C’est assez rare d’avoir cet espace dans un service public, précise Claire Alquier, la sexologue. Pourtant, nous sommes un maillon salutaire dans le traitement de la santé sexuelle. » La Carcassonnaise de 41 ans, formée en sexologie et santé publique à l’Université Paris Cité, répartit son temps entre cette patientèle, les lundis et mardis, et celle de son cabinet, à deux pas de l’hôpital, le reste de la semaine. Dans sa salle d’attente se croisent M. et Mme Toulemonde, seul ou en couple, de tous les âges, de toutes les catégories sociales et orientations sexuelles.







