Aller au contenu principalSérieÉpisode 4LE PARISIEN WEEK-END. Cet été, nous revenons sur le parcours d’athlètes qui ont fui leur pays pour prendre un nouveau départ… Dans ce quatrième volet, la gymnaste Nadia Comaneci quitte à pied, en 1989, la Roumanie du dictateur Nicolae Ceausescu, dont elle est le porte-drapeau et la prisonnière. Direction New York.Par Aurélie SiposLe 25 juillet 2026 à 11h43, modifié le 25 juillet 2026 à 11h43Cet article est réservé aux abonnés.Treize ans après avoir brillé aux JO de Montréal en 1976, Nadia Comaneci a réussi à gagner les États-Unis le 1er décembre 1989. Valérie Bier-Eudier avec Shinichi Yamada/Aflo/Picture Alliance/Bridgeman Images, AKG-Images, Magnific.comUn geste précis après l’autre. C’est ainsi que la gymnaste Nadia Comaneci évolue depuis l’adolescence sur les agrès du monde entier. Mais, le 27 novembre 1989, la démarche de cette gloire du sport d’alors 28 ans n’est plus aussi assurée quand celle-ci s’élance depuis la frontière roumano-hongroise. Il fait nuit, et l’évasion de la « petite fée de Montréal » – son surnom depuis les Jeux olympiques de 1976, lors desquels elle a décroché l’or – commence sur un terrain glissant. En Roumanie, l’un des pays les plus pauvres du bloc soviétique, le régime de Nicolae Ceausescu a fait d’elle un porte-drapeau et une prisonnière.Moins de vingt jours après la chute du mur de Berlin, trois jours après la réélection du dictateur, Nadia Comaneci marche près d’une semaine, traverse la Hongrie pour gagner Vienne, en Autriche, dans le silence et le froid. Elle doit parfois ramper dans l’eau glacée, habillée de simples vêtements de toile. « Je n’avais rien pu emporter, ni mes précieuses médailles ni même une photo de ma famille », confiera-t-elle plus tard. Le danger est immense : se faire prendre, c’est risquer l’internement ou la déportation. Mais l’athlète, prête à tout, parvient à traverser le rideau de fer et à s’offrir la liberté rêvée.Sports
« Je voulais être libre » : la gymnaste Nadia Comaneci, de la dictature roumaine au rêve américain
LE PARISIEN WEEK-END. Cet été, nous revenons sur le parcours d’athlètes qui ont fui leur pays pour prendre un nouveau départ… Dans ce quatri











