Un réservoir d’eau en Charente, le 9 juillet 2024. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Ils ont trois ans pour faire disparaître leurs « bassines d’irrigation ». C’est le temps qu’a donné la justice à un groupement d’agriculteurs de Charente-Maritime pour démanteler quatre réserves de substitution et remettre en état les lieux, a fait savoir, jeudi 23 juillet, le tribunal administratif de Poitiers.

A l’origine du contentieux, l’Association syndicale autorisée d’irrigation (ASAI) des Roches avait reçu l’accord du préfet de Charente-Maritime pour « cinq réserves de substitution destinées à l’irrigation de 850 hectares de parcelles agricoles » à Cram-Chaban, La Laigne et La Grève-sur-Mignon, selon un communiqué du tribunal.

Suivant les conclusions du rapporteur public, la juridiction administrative a donné en partie raison jeudi à l’association Nature Environnement 17 (NE17) contre l’ASAI des Roches, ordonnant le démantèlement de quatre des cinq réserves contestées. « Il y a un manque de base légale pour la cinquième [réserve], le jugement sera reporté », a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) Marie Bomare, juriste à NE17.

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