L'INTÉGRALE - Karen Carter : l'énigme sanglante de Trémolat

Sur sa page Facebook, Karen Carter apparaît tout sourire, un verre de vin blanc à la main, retournée sur sa chaise pour chercher l'objectif de la caméra. Sur ses photos, cette Britannico-Sud-africaine pleine de vie se met en scène partout où elle passe, soit avec un verre à la main, soit entourée de ses proches, ou bien en tenue de randonnée. La belle vie, en somme. Sauf que ce mur Facebook est aujourd'hui un mémorial. Les commentaires sont anciens. Les photos ne sont plus que des souvenirs. Car Karen Carter a été assassinée le 29 avril 2025.

Mercredi 22 juillet, plus d'un an après sa tragique disparition dans le petit village de Trémolat, en Dordogne, où elle s'était installée, la justice française a annoncé un rebondissement dans l'enquête. Au début du mois, une femme âgée de 70 ans a été mise en examen pour le meurtre de Karen Carter, 65 ans. "Le 2 juillet 2026, le juge d'instruction de Périgueux a mis en examen une femme du chef d'assassinat", a sobrement indiqué le procureur, Jacques-Édouard Andrault, dans un communiqué.

Difficile d'obtenir plus de détails. Pourquoi l'enquête a-t-elle pris tant de temps ? Quels nouveaux éléments ont permis d'inculper la septuagénaire ? Le parquet ne le précise pas. Il explique simplement que la principale suspecte vivait dans le même village que Karen, à Trémolat. Et que celle-ci avait un temps été placée en garde à vue en avril 2025, au début de l'enquête. Elle avait été relâchée sans être inquiétée.