Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Arts Arts Arts Cette grande nef, théâtre du cambriolage spectaculaire du Louvre en octobre 2025, a rouvert vidée de ses objets et de ses vitrines, retrouvant sa fonction première de salle d’apparat. Article réservé aux abonnés Jeudi 23 juillet, comme chaque jour, le Louvre ne désemplit pas. Les smartphones mitraillent la Victoire de Samothrace, puis la foule déferle à droite, cap sur La Joconde. Mais, depuis mercredi matin, certains bifurquent vers la gauche : les visiteurs peuvent s’engouffrer à nouveau dans la galerie d’Apollon, cette immense nef peinte par Charles Le Brun, restée fermée pendant neuf mois, depuis le retentissant vol des bijoux de la Couronne, en octobre 2025. « Alors voilà la fenêtre ! » Dos à la fameuse ouverture par laquelle les cambrioleurs se sont introduits, un guide de l’agence City Wonders, chemise à carreaux rouges sur le dos, rafraîchit la mémoire de ses troupes. « Ils ont fait tomber la couronne », enchaîne-t-il en brandissant une photo de la couronne de l’impératrice Eugénie, rescapée du casse, mais cabossée. « C’est cassé, mais ce sera réparé. Pas de problème », ajoute le guide. A un touriste qui demande si les joyaux ont été retrouvés, l’homme répond : « Quatre personnes ont été arrêtées, mais ils n’ont rien dit. On ne peut plus les torturer, vous savez… » Le groupe immortalise le lieu du crime à toute vitesse avant de filer vers la grande galerie des peintures italiennes. Il vous reste 78.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.