Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Une Russe à Paris L’épisode 4 sera disponible prochainement. Une Russe à Paris L’épisode 4 sera disponible prochainement. « Une Russe à Paris » (3/6). La journaliste Elizaveta Osetinskaya, arrivée en France en 2022, intervient dans cet établissement d’études supérieures. C’est, selon elle, un des plus ouverts en France, grâce à la diversité des enseignants. Article réservé aux abonnés L’année universitaire 2022 à Sciences Po, à Paris, s’ouvre par une conférence inattendue : sur scène se tient le Bulgare Christo Grozev, un grand nom du journalisme d’investigation. Esprit rebelle, il est la figure de Bellingcat, le site d’information sur les guerres, les violations des droits de l’homme et la criminalité financière. Il a contribué à identifier les agents russes qui ont tenté d’empoisonner Alexeï Navalny, un des principaux opposants à Poutine, et qui sont responsables de l’empoisonnement de la famille Skripal, en 2018, au Royaume-Uni. Les étudiants français sont visiblement intéressés : l’amphithéâtre emblématique de Sciences Po est plein à craquer. L’invitation à cette conférence vient de Sergueï Gouriev, le directeur de la formation à Sciences Po, que j’ai connu, il y a une vingtaine d’années, à Moscou. Il était recteur de la Nouvelle Ecole d’économie et auteur de chroniques de vulgarisation dans le journal russe Vedomosti, équivalent du Financial Times, où je travaillais comme secrétaire de rédaction. J’étais ravie d’apprendre sa nomination à Paris : Sergueï est un talent rare et un économiste remarquable, dont la Russie aurait dû être fière. Au lieu de cela, les autorités l’ont poussé à l’exil après l’avoir inclus dans la liste des « agents de l’étranger », registre rappelant les années staliniennes des « ennemis du peuple ». Il vous reste 85.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.