Société L’état du site archéologique remarquable, endommagé par les bombardements israéliens dans le sud du Liban, suscite les plus vives inquiétudes. Le ministre de la Culture libanais accuse Israël de ne pas respecter « Convention de la Haye qui oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé ». Photo Patricia Chaira/Sipa Par Télérama, avec AFP Publié le 23 juillet 2026 à 10h39 Tyr, ancienne cité phénicienne du sud du Liban touchée ces derniers mois par des bombardements israéliens, a été inscrite mercredi sur la liste du patrimoine mondial en péril de l’Unesco, a annoncé l’organisation sur X. Le site « a été directement touché et a subi des dommages. Par ailleurs, son état de conservation suscite une inquiétude croissante, notamment face à la possibilité de nouveaux impacts », affirme dans une note l’Unesco, qui tient actuellement la 48e session du comité du patrimoine mondial à Busan, en Corée du Sud. « Il est considéré que les conditions optimales ne sont plus réunies pour assurer la conservation et la protection de la valeur universelle exceptionnelle du bien », ajoute l’organisation onusienne, qui précise que la demande d’inscription sur la liste en péril émanait de l’État libanais. À lire aussi : “Imaginez que l’on bombarde Notre-Dame !” Au Liban, les archéologues tentent de protéger les trésors du pays Située sur la côte dans le sud du Liban, à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr est l’une des plus anciennes cités du monde méditerranéen. La ville est la cible d’une campagne de frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars. Des dizaines de milliers de ses habitants ont fui après des appels à évacuer lancés par l’armée israélienne. Beaucoup y sont revenus depuis. Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, s’est félicité mercredi de l’annonce de l’Unesco, estimant que Tyr revêtait « une grande importance dans l’histoire d’une région actuellement en proie aux conflits ». Tyr compte deux sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, présentant notamment des vestiges de l’Empire romain, un arc de triomphe et un hippodrome datant du IIe siècle. L’un d’eux, les ruines de Tyr, avait été endommagé en juin par une frappe israélienne, selon Ghassan Salamé. Il avait alors accusé Israël de ne pas respecter la Convention de la Haye qui oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé, ni les « Boucliers bleus », un emblème symbolique mis en place par un comité lié à l’Unesco pour protéger Tyr. À lire aussi : Liban : une trentaine de sites culturels supplémentaires bientôt sous protection renforcée de l’Unesco ? Société Arts Patrimoine Archéologie Unesco Liban Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner