Deux balles de 9 mm, des tags à son domicile et une exfiltration en pleine nuit. Le maire LR d'Alès, Christophe Rivenq, est la cible de menaces attribuées au groupe criminel DZ Mafia. Sous protection policière depuis le 19 juillet après de premières intimidations, l'élu de 60 ans a été exfiltré de son domicile après une nouvelle alerte.

Sur BFMTV, l'édile a réagi affirmant rester "vigilant et à la tâche". Après les intimidations précédentes, il avait confié à l'AFP n'avoir "jamais reçu des menaces de ce niveau".

"Cela montre que les actions que nous portons contre la DZ et le trafic de stupéfiants portent leurs fruits". Et d'assurer : "Je ne me laisserai pas intimider".

"Un franc opposant au narcotrafic"Depuis sa réélection en mars 2026 à la tête de cette ville de 46.000 habitants située au pied des Cévennes, Christophe Rivenq s'attèle à lutter contre l'expansion du narcotrafic. Et pour cause, "Alès est un territoire qui est très convoité", a déclaré le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

"La vague de violence et la guerre de territoire pour le contrôle du trafic de stupéfiants, cela fait plus d'un an qu'on les ressent", a déclaré à l'AFP Me Guillaume Garcia, ex-bâtonnier d'Alès. L'avocat réclame de longue date l'installation d'un juge pour enfant dans la juridiction car "dès qu'un mineur est arrêté sur un point de deal, il est très vite relâché" alors même qu'il y a "une explosion des points de deal tenus par des jobbeurs, de jeunes mineurs recrutés sur les réseaux sociaux et qui viennent de toute la France".