Accueil Autre Le prince serpent Autre “Le Prince serpent” : notre critique Trois courts métrages, adaptés de contes traditionnels ou récents, composent ce superbe programme d’animation. À partir de 7 ans. Très Bien Par Samuel Douhaire Publié le 22 juillet 2026 à 14h43 Mis à jour le 22 juillet 2026 à 14h45 Mille-Pattes et Crapaud, d’Anna Khmelevskaya (2013, 10 mn), est une fable que n’aurait pas reniée La Fontaine : un mille-pattes fait le beau tous les matins, devant les habitants d’une petite mare, émerveillés par sa prestance. Un crapaud dégoûtant et jaloux, mais plutôt malin, va l’anéantir avec une seule question perfide. L’animation est très belle, faite d’aquarelles aux tons pastel, et l’ironie de l’histoire est soulignée par la belle musique de Christophe Jacquelin et un morceau joyeux de John McLaughlin pour une danse du mille-pattes très graphique. Celui qui a deux âmes, de Fabrice Luang-Vija (2015, 18 mn), illustre un conte inuit sur l’identité sexuelle. « On l’appelait “Celui qui a deux âmes”. Il était beau comme une femme et il était beau comme un homme. Il était sensible comme une femme et il était fort comme un homme. Il avait appris à coudre avec sa mère, et à chasser avec son père. Il cousait, il chassait. Il hésitait… et c’était bien pour lui. » Le réalisateur n’a pas peur de multiplier les scènes de nu d’une beauté fascinante (surprenantes pour un film jeunesse au premier abord, mais totalement justifiées) pour composer cette magnifique ode à la tolérance. Le Prince Serpent, de Fabrice Luang-Vija et Anna Khmelevskaya (2019, 31 mn), nous emporte dans l’antique Mésopotamie, où l’héritier du trône est frappé d’un mal en apparence incurable, qui lui donne l’aspect repoussant d’un serpent géant. Pour honorer Ishtar, la déesse de la fertilité, le prince exige d’épouser les plus belles femmes du pays, qu’il dévore pendant la nuit de noces. Jusqu’à sa rencontre avec une modeste esclave… Ce conte, comme le précédent, éblouit par sa sensualité (quoique plus chaste), son travail inventif sur les couleurs, et sa poésie. Envoûtant. Programme de trois courts métrages. 59 minutes. À partir de 7 ans. Bande-annonce Plus d'infos Titre Le prince serpent Genre Court métrage d'animation Réalisateurs Anna Khmelevskaya, Fabrice Luang-Vija Durée 29m Pays France Synopsis Dans une ancienne cité de Mésopotamie, le prince, arrivé à l'âge de la majorité, réclame à la reine un mariage sacré, avec la plus belle des prêtresses... Plateformes VOD Où voir le film Le prince serpent ? Prime Video Inclus dans l'abonnement > Powered by JustWatch Autre Meilleurs films Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
“Le Prince serpent” : notre critique
Trois courts métrages, adaptés de contes traditionnels ou récents, composent ce superbe programme d’animation. À partir de 7 ans.








