Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement L’Afrique sous emprise L’épisode 4 sera disponible prochainement. L’Afrique sous emprise L’épisode 4 sera disponible prochainement. « L’Afrique sous emprise » (3/6). Au Maroc, en Algérie ou en Tunisie, les trafiquants ont longtemps pensé être à l’abri. Mais les nouvelles relations de Paris avec Rabat et Alger ont modifié la donne, obligeant les délinquants à chercher d’autres destinations. Article réservé aux abonnés « Le Chat » trônait au sommet des cibles prioritaires de la police des stups, à la manière de ces criminels dont les Américains placardent le portrait avec la mention « most wanted », récompense à l’appui. Si Félix Bingui, surnommé « le Chat », leader présumé du clan criminel marseillais Yoda, avait pris la tangente au Maroc, les enquêteurs n’ont pas eu à arpenter les bas-fonds de Casablanca pour retrouver sa trace : c’est une liste de boîtes de nuit et de bars à chicha qu’égrènent les comptes rendus de sa filature. Le 8 mars 2024, c’est dans l’un de ses restaurants favoris que le trafiquant de 35 ans est interpellé sans résistance. « Au Maroc, je ne me cachais pas ! », assure-t-il lors de son procès, en mai 2026, devant le tribunal correctionnel de Marseille, avant d’être condamné à douze ans de réclusion. Il nie être le patron du réseau criminel, justifiant sa fortune par une formidable veine au poker et aux paris sportifs. Nabab décomplexé ou bête traquée : les paradoxes du « Chat » ramènent à la vie en clair-obscur des trafiquants ayant choisi le Maghreb comme point de chute à leur cavale. Il vous reste 86.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.