Les États-Unis ont de nouveau bombardé l'Iran, où une alerte aérienne a été déclenchée mercredi 22 juillet à Téhéran, après que Donald Trump a averti qu'il n'en avait "pas fini" avec la guerre, dont le coût s'envole pour Washington.

Pour la onzième nuit consécutive, l'armée américaine a lancé une campagne de frappes contre des cibles militaires de la République islamique, pour "continuer à affaiblir" sa capacité "à menacer le trafic maritime commercial dans le détroit d'Ormuz", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Peu avant le début de ces frappes, dans la nuit de mardi à mercredi, le président américain Donald Trump avait menacé d'attaquer "très bientôt" un complexe nucléaire souterrain secret dans la montagne Kolang, dans le centre de l'Iran, affirmant que "nous n'en avons pas fini du tout" avec la guerre.

Le coût de la guerre exploseLes tensions autour du détroit d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit. Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

Et son coût pour les Etats-Unis s'envole : il a été estimé mardi à 37,5 milliards de dollars par le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, soit une hausse de près de 30% par rapport à la dernière estimation de 29 milliards de dollars. Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone, devant le Sénat. En Iran, peu après l'annonce des frappes américaines, la défense antiaérienne a été activée très tôt mercredi dans plusieurs zones de la capitale, Téhéran, selon la télévision d'Etat.