Télévision Journaliste spécialiste de l’économie sur TF1 et LCI durant dix-huit ans, Jean-Marc Sylvestre est mort “des suites d’une longue maladie” à l’âge de 79 ans. Jean-Marc Sylvestre collaborait avec le média en ligne Atlantico ces dernières années. Photo Bruno Coutier via AFP Par Télérama, avec AFP Publié le 21 juillet 2026 à 17h35 Le journaliste Jean-Marc Sylvestre, libéral revendiqué qui fut longtemps le visage de l’économie sur TF1, est mort à 79 ans « des suites d’une longue maladie », a annoncé mardi le site Atlantico, pour lequel il écrivait. « Avec lui disparaît non seulement une signature quotidienne d’Atlantico depuis près de quinze ans, une voix familière du journalisme économique français mais aussi un tempérament rare », a écrit le directeur de la publication du média, Jean-Sébastien Ferjou. Après des débuts dans la presse écrite et notamment au Quotidien de Paris, fondé par Philippe Tesson, Jean-Marc Sylvestre avait rejoint la télévision, principalement TF1 et sa chaîne d’information continue LCI à partir des années 1990. Il y passera dix-huit ans, devenant directeur adjoint de l’information de TF1, jusqu’en 2010 et son départ pour i-Télé (qui deviendra plus tard CNews). Dans les années 2000, il officiait également à la radio, sur France Inter, où il débattait avec l’économiste de gauche Bernard Maris, tué en janvier 2015 dans les attentats islamistes contre le journal Charlie Hebdo — le non moins libéral Dominique Seux lui a succédé en 2008. Depuis 2012, Jean-Marc Sylvestre collaborait donc à Atlantico et avait fondé la société JMS Prod, avec laquelle il produisait des documentaires pour la télévision ainsi qu’un blog et une newsletter à destination des décideurs francophones. En 2024, il s’était, sur feu la chaîne C8, plaint de ses 9 000 euros de retraite mensuels, « insuffisants », déclenchant une polémique dont il était allé s’expliquer, toujours sur C8, chez Cyril Hanouna, en admettant une « maladresse ». Jean-Marc Sylvestre était l’auteur de plusieurs livres tels Petites Leçons d’économie à la portée de tous ou La France piégée mais aussi de Tout n’est pas foutu ! Le cancer a sauvé ma libido. Et en 2003, après avoir été hospitalisé et frôlé la mort pour une infection nosocomiale, il avait publié Une petite douleur à l’épaule gauche, où il rendait un étonnant hommage à l’hôpital public et au système de santé français, dont il avait régulièrement fustigé la gestion. À lire aussi : Sur LCP, “QE” enrichit notre “quotient économique” de bullshit managérial Télévision Disparition TF1 LCI Libéralisme Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner