Séries VIDÉO — Après cinq saisons, la série de Christopher Storer tire sa révérence. Après des débuts fracassants, “The Bear” a-t-elle réussi à maintenir son intensité jusqu’au bouquet final ? Réponse avec nos deux critiques séries, Marie Telling et Pierre Langlais. Par Pierre Langlais, Marie Telling Publié le 21 juillet 2026 à 11h00 «L‘amour, pestait Jeanne Moreau, c’est comme le potage. Les premières cuillerées sont trop chaudes, les dernières sont trop froides. » Cela vaut-il pour cette série ? Car les deux premières saisons de The Bear ont été brillantes et enthousiasmantes. On louait alors son intensité « aussi nerveuse que touchante » sans craindre les jeux de mots culinaires lorsqu’on qualifiait la saison 2 de « relevée et savoureuse ». Hélas, les saisons suivantes n’ont pas réussi à se hisser à leur niveau. Alors qu’elle tire sa révérence et que la saison 5 est en ligne, nos critiques tirent son bilan. À lire aussi : La série “The Bear” reflète-t-elle fidèlement ce qui se passe en cuisine ? « C’est une série qui a une énergie très particulière — un peu Cocotte-Minute — et qui m’a séduit, annonce Pierre Langlais. C’est très tendu, très nerveux. » « J’avais adoré la série à ses débuts, reprend Marie Telling, mais la fascination de la série pour la psyché de son héros me lasse. C’est une série qui s’est trop regardé le nombril en reprenant les ingrédients qui marchaient au début et elle est devenue la caricature d’elle-même. » Même si nos deux critiques louent la qualité de certains épisodes (Review dans la saison 1, Forks et Fishes dans la saison 2), ils admettent l’inégalité de la série. « La série, comme nos existences, a ses faiblesses, confesse Pierre Langlais, et ça me touche. » « Tout le monde hurle tout le temps. Et tout le monde s’insulte. C’est épuisant à la longue, regrette Marie Telling. Il y a un problème de finesse d’écriture dans cette série, qui s’est enlisée dans ses cris et dans sa toxicité. Heureusement, lorsque la série se focalise sur Sydney (Ayo Edebiri), elle parvient encore à briller et à émouvoir. Et c’est le cas dans la dernière saison. » Au point d’espérer un ou plusieurs spin-off autour d’un des personnages secondaires ? Découvrir la note et la critique “The Bear”, saison 5 : une recette réchauffée, mais toujours aux petits oignons Séries Vidéos Cuisine & gastronomie Plateformes Disney+ Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
“The Bear”, c’est fini : série géniale ou surcotée ?
VIDÉO — Après cinq saisons, la série de Christopher Storer tire sa révérence. Après des débuts fracassants, “The Bear” a-t-elle réussi à maintenir son intensité jusqu’au bouquet final ? Réponse avec nos deux critiques séries, Marie Telling et Pierre Langlais.







