Travail
— Enquête
Un rapport d’expertise sociale pointe les graves dysfonctionnements de la filiale du géant énergétique espagnol, qui prépare un plan de licenciement. « Iberdrola France, c’est juste un comptoir colonial de l’Espagne », témoigne un salarié.
C’est peu dire que la filiale française d’Iberdrola, géant espagnol de l’électricité, ne semble guère se soucier de la mauvaise réputation dont elle jouit désormais dans l’Hexagone et qui se dégrade de plus en plus au fil des mois. Car après avoir obtenu la concession du gigantesque parc éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) alors qu’elle avait perdu l’appel d’offres ; après avoir obtenu une dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces animales et à leurs habitats ; après avoir été gorgée de soutien public grâce à un système de rachat de l’électricité au-dessus des prix du marché, voici cette firme éminemment prospère qui se distingue de nouveau par une politique sociale pour le moins agressive.








