La mairie d'Annecy a-t-elle étouffé une affaire ? Selon l'association Reporters sans frontières (RSF) et l'Essor Savoyard, des membres de l'équipe municipale de la ville se seraient rués en kiosque début juin afin d'acheter des centaines de numéros de l'hebdomadaire régional.
La raison ? Étouffer une affaire de viol. Dans leur enquête, l'ONG et le journal dénoncent une "opération de censure grossière et mal ficelée", dont l'objectif était "d'étouffer une affaire de viol mettant en cause un élu : une information d'intérêt public". La mairie conteste ces accusations.
Razzia sur un journalLes faits, qui remontent au 4 juin, sont dignes d'un "mauvais polar", raille la journaliste de RSF, Haïfa Mzalouat. Ce jour-là, un nouveau numéro de l'Essor Savoyard sort en kiosques. À la Une : le témoignage d'un homme accusant de viol le premier adjoint au maire d'Annecy, Anthony Granger.
L'élu a depuis été placé en retrait de ses fonctions par le maire et ancien ministre macroniste Antoine Armand. D'après l'enquête de RSF et de l'Essor Savoyard qui a duré plusieurs semaines, les buralistes de la ville racontent leur surprise lorsqu'ils ont vu affluer soudainement de mystérieux clients avec un fort appétit pour le journal.









