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Suisse
Publié le 19 juillet 2026 à 10:23. / Modifié le 19 juillet 2026 à 10:25.
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C’est une affaire qui n’en finit pas de faire parler d’elle: on s’en souvient, le passage du Secrétariat d’Etat à l’Economie (Seco) au nouveau système de paiement SIPAC 2.0 au début de l’année a entraîné des difficultés dans le versement des indemnités de chômage. Certaines personnes ont dû les attendre longtemps et solliciter des avances. Mi-juin, le Seco assurait au Temps que depuis mars, il n’existe plus de retard de paiement pour les personnes dont le droit aux prestations a été établi et que les retards dans le traitement des nouvelles demandes continuent de diminuer. La vitesse de traitement attendue devait être atteinte à la fin du mois.De nouvelles informations du Blick, parues samedi, pourraient jeter un nouvel éclairage sur cette affaire. Le média revient sur le contexte: jusqu’à fin 2025, les 32 caisses d’assurance chômage suisses utilisaient un système informatique datant des années 1980. La nouvelle plateforme SIPAC 2.0 visait à standardiser les processus et à centraliser l’informatique au Seco. Mais son introduction s’est accompagnée des problèmes techniques que l’on connaît.Auraient-ils pu être évités? Comme l’avait relevé Le Temps fin janvier, le Contrôle fédéral des finances (CDF) avait livré six audits très critiques ces dernières années sur le pilotage de ce projet démarré en 2017. En août 2025, le CDF avait publié un dernier audit sur la mise en service de Sipac 2.0: Des progrès ont été constatés dans la conduite et le pilotage du projet et le document parlait d’un «optimisme prudent» quant à la réussite du déploiement. Mais précisait aussi: «Compte tenu du grand retard à rattraper, l’achèvement du projet reste un défi pour le Seco.»








